Édition du 21  décembre 2001


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Le total du coût - en baisse selon Claude Bartolone - des dégradations dans les transports publics se situe à environ 350 millions de francs par an

Depuis 1998, le coût total des dégradations, graffitis, projectiles, lacération, et autres, sur l'ensemble des équipements des transports publics a été stabilisé ou a diminué, a expliqué Claude Bartolone, ministre délégué à la Ville en réponse à la question d'un sénateur, le 18 décembre. Pour la R.A.T.P., il a représenté 170 millions de francs en 2000 contre 180 millions de francs en 1998. La S.N.C.F. dépense chaque année 100 millions de francs en Ile-de-France, chiffre stable depuis 1998. Pour l'ensemble des réseaux de transports publics de province, la dépense est en baisse continue : 93 millions de francs en 1998, 87 millions en 1999, 79 millions en 2000. Ce qui, bien qu'une baisse soit amorcée, porte le total du coût des dégradations dans les transports publics à environ 350 millions de francs par an. Ces " premiers résultats " sont dus aux mesures prises par les autorités organisatrices et les entreprises de transports. " Mesures techniques, d'abord, comme la pose de revêtements anti-tags - la régie dépense entre 8 et 15 millions de francs par an pour des opérations de pelliculage des trains. En outre, l'installation de matériels de vidéo-surveillance et le renforcement du gardiennage sur les lieux de garage, comme l'accroissement de la présence humaine sur les réseaux de transport ont renforcé la prévention. Mesures axées sur les auteurs des dégradations, ensuite. L'amélioration du partenariat entre les services de police et les entreprises de transport, notamment dans le cadre des contrats locaux de sécurité, a accéléré la prise en charge des actes. Les décisions de médiation-réparation ou les travaux d'intérêt général sont intensifiés dans un sens dissuasif, à défaut de peine plus importante. L'article 131-8 du Code pénal permet d'obliger toute personne condamnée à un travail d'intérêt général, qui pourrait consister dans le nettoyage de graffitis. " Ces mesures, a précisé le ministre, contribuent à diminuer les récidives ". Il rappelle que le nouveau Code pénal réprime les actes de dégradation ou détérioration de deux ans d'emprisonnement et 200 000 francs d'amende, et de trois ans d'emprisonnement et 300 000 francs d'amende lorsque le bien détérioré est un immeuble classé ou inscrit. <scri
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