Édition du 11  avril 2001


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Se disant hostile à une " municipalisation de la police ", Daniel Vaillant présentera son projet de loi sur la sécurité quotidienne à l'Assemblée nationale à la fin du mois

Deux jours avant une réunion du gouvernement visant à " mettre en musique " ses nouvelles priorités, le ministre de l'intérieur Daniel Vaillant plaide pour une " mobilisation collective " contre l'insécurité dans une tribune publiée par Le Monde dans son édition datée de mercredi. " Le gouvernement, sous l'autorité de Lionel Jospin, a pris et prendra ses responsabilités, mais il faut aussi une mobilisation collective de toutes les forces de la Nation pour assurer partout la sécurité ", écrit M. Vaillant. " C'est le gage de la tranquillité pour tous ". " Il nous faut agir avec constance et fermeté, autour d'une conviction: la sécurité est l'affaire de tous. C'est une responsabilité partagée ", estime le ministre de l'Intérieur, en plaidant pour " une réponse globale qui soit à la fois policière et judiciaire mais aussi sociale ". Dans son domaine de compétence, Daniel Vaillant défend la réforme de la police de proximité, en cours d'extension à l'ensemble du territoire, et le projet de loi sur la sécurité quotidienne, qu'il présentera à l'Assemblée nationale à la fin du mois. Le texte abordera des " questions concrètes : contrôle du commerce des armes, renforcement de la lutte contre les chiens dangereux, accroissement des pouvoirs judiciaires des personnels de police ". Pour le ministre, " c'est aussi l'affaire des municipalités et plus généralement des collectivités locales. La municipalisation de la police nationale ne résoudrait rien. Au contraire, elle créerait la pagaille et aggraverait les inégalités entre les communes ; elle serait sans efficacité face à des phénomènes de violence caractérisés par une plus grande mobilité de leurs auteurs qui ignorent évidemment les frontières administratives ". Il estime qu'il vaut mieux " mettre en place des relations fréquentes, directes, et suivies entre le maire, le commissaire de police, le procureur et le préfet pour coordonner les actions à conduire ". A ses yeux, la lutte pour la sécurité " implique des mesures locales concrètes qui sont de la compétence des communes : réhabilitation d'un urbanisme dégradé, recherche d'une plus grande mixité sociale et urbaine pour casser toute forme de communautarisme ou de ghetto. Cela passe aussi par le soutien aux associations de prévention et la mise en place d'équipements de proximité ". Les maires doivent être " mieux encore associés à la lutte contre la délinquance. Les informer systématiquement et régulièrement sur les objectifs poursuivis et sur les résultats obtenus par les services de police et de gendarmerie nationales, recueillir leurs attentes, engager des actions communes avec les services municipaux sont autant de modes de travail qui se développent, notamment avec la police de proximité. Il faut désormais les organiser, les généraliser et les consacrer par la loi. Pour ma part, j'y suis prêt ". Observant que la sécurité est aussi " l'affaire de la justice ", il estime que cette dernière " doit pouvoir apporter une réponse rapide et adaptée à chaque fait de délinquance, comme l'attendent les Français ". Sur le problème de la délinquance des mineurs récidivistes, il propose, " sans remettre en cause l'équilibre des textes applicables aux mineurs " (l'ordonnance de 1945), " des opérations coordonnées avec des moyens renforcés, sur une durée limitée, pour casser les noyaux délinquants ". " Nous devons aussi inventer de nouvelles formes de prise en charge, dès l'infraction commise, pour que ces jeunes ne restent pas livrés à eux-mêmes et ensuite, après le prononcé de la sanction, pour que celle-ci ne reste pas sans effet ", écrit encore Daniel Vaillant. La lutte contre la violence fait partie des trois nouvelles priorités définies par le gouvernement pour reconquérir l'électorat populaire après les résultats mitigés de la gauche aux élections municipales et à un an de l'élection présidentielle et des législatives <scr
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