Édition du 7 décembre 2017


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Pour la direction de la gendarmerie, les brigades territoriales de contact, sont les « premières déclinaisons du retour à la proximité »

Dans une interview qu’il a accordée à l’Agence France Presse (AFP), le directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN), Richard Lizurey, explique que les brigades territoriales de contact, expérimentées depuis mars par la gendarmerie, sont les « premières déclinaisons du retour à la proximité » voulue par le gouvernement pour créer la future police de sécurité du quotidien. Le dispositif des BTC avait été présenté aux maires par la direction générale de la gendarmerie nationale le 23 février dernier à l'occasion d'une réunion de la commission des communes et territoires ruraux de l'AMF.

Comment est née l'idée des brigades territoriales de contact (BTC), qui devaient au départ être un remède aux « déserts de sécurité » ?
Malgré les réorganisations territoriales opérées ces dernières années, nous sommes parfois confrontés à une perte de proximité avec la population et un recul de la visibilité de la gendarmerie. La diversité et l'évolution des territoires dont nous avons la charge (95 % du territoire national), les mouvements de populations mais aussi l'évolution des phénomènes de délinquance du quotidien nous obligent constamment à adapter notre dispositif. En outre, la gendarmerie voit ses marges de manœuvre se réduire, du fait de contraintes de fonctionnement croissantes comme par exemple la complexification de la procédure pénale.
C'est pourquoi, j'ai décidé de conduire depuis mars une expérimentation visant à maximiser notre présence sur le terrain. Les BTC doivent notamment permettre de prévenir le risque de constitution de « déserts de sécurité » où pourraient se développer un sentiment d'abandon ou des zones propices à la contestation de l'État. Elle doivent surtout remettre les missions de proximité et de service aux personnes au cœur de leur action.

Quels sont les profils de ces unités ? Quel est le but recherché ?
Il s'agit d'unités de proximité de moins de six militaires, situées pour l'instant dans des territoires enclavés dont l'activité judiciaire est le plus souvent très limitée. Ces unités ne peuvent assumer seules une présence continue sans être déchargées de certaines tâches chronophages, telles les enquêtes judiciaires complexes. Leurs missions ont été recentrées sur le contact avec les citoyens et les élus, la surveillance et la prévention de la délinquance, le recueil du renseignement ainsi que sur les missions simples de police administrative et judiciaire.
Elles ont vocation à s'adapter au rythme de vie de la population, notamment aux mobilités pendulaires et à l'activité locale. L'emploi de la tablette numérique Néogend fait du gendarme une brigade à lui tout seul, en lui donnant sur le terrain les mêmes outils qu'assis derrière son bureau. Les remontées du terrain sont très favorables. Les élus, consultés par le biais de l'AMF, disent avoir à nouveau un contact régulier avec « leurs » gendarmes et la population se dit rassurée par la plus grande visibilité des militaires.

En quoi les brigades de contact serviront de modèle à la police de sécurité du quotidien (PSQ) ?
Les brigades de contact sont les premières déclinaisons du retour à la proximité. Elles s'inscrivent pleinement dans l'esprit de la police de sécurité du quotidien, voulue par le ministre de l'Intérieur. Elles ne doivent pas être un but mais un point de départ pour retrouver de la visibilité et renforcer le lien entre les forces de sécurité intérieure et la population. Ainsi d'autres déclinaisons, adaptées aux besoins de chaque territoire, doivent être étudiées et expérimentées, comme par exemple des référents « contact » dans les unités à plus fort effectif. L'engagement des réservistes de la gendarmerie permet aussi d'amplifier notre présence sur le terrain.
Ce qui me semble essentiel, c'est que cette démarche s'inscrive dans le temps long, s’applique dans tous les territoires, sans exclusion, et fasse l'objet d'une évaluation.
AFP
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  • Premier ministre

    Décret n° 2017-1656 du 6 décembre 2017 relatif aux attributions déléguées au secrétaire d'Etat, porte-parole du Gouvernement


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  • Ministère de l'action et des comptes publics

    Décret n° 2017-1658 du 6 décembre 2017 relatif aux attributions du secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'action et des comptes publics


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  • Ministère de l'intérieur

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  • Ministère de l'intérieur

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