Édition du 21  janvier 2002


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Plusieurs estimations officieuses font état d'une augmentation de la délinquance de 5 à 8% sur le plan national

Le ministère de l'Intérieur dévoilera le 28 janvier prochain les statistiques sur la délinquance pour 2001. Après l'annonce d'une hausse de 5,6% sur l'Île-de-France, différentes estimations officieuses font état d'une augmentation de la délinquance de 5 à 8% sur le plan national. L'enquête de l'agence France-Presse (AFP), parue jeudi 17 janvier, a cependant pris de court le ministère de l'Intérieur. Les infractions constatées par la police et la gendarmerie nationale ont augmenté de 7,7 % en 2001 par rapport à l'année précédente, selon l'AFP, qui précise que le nombre de faits constatés dépasse pour la première fois 4 millions. Cette hausse sensible, supérieure à celle enregistrée en 2000 (5,72 %), est en particulier due à la forte augmentation des infractions constatées - environ 11 % - dans la zone rurale et périurbaine couverte par la gendarmerie, où la barre du million de faits est pour la première fois dépassée. Dans la zone urbaine de police, qui concentre plus de 70 % des infractions constatées, l'AFP indique une augmentation de 6,6 % (environ 2 985 000). L'évocation anticipée de ces chiffres a provoqué l'agacement du ministère de l'Intérieur, qui s'est refusé à les confirmer. Des sources officieuses ont cependant précisé que la hausse des infractions constatées s'élevait bien à un peu plus de 7,6 %. La publication officielle des statistiques de l'année 2001 est prévue lundi 28 janvier par les directeurs généraux de la police et de la gendarmerie. Dans un communiqué, le Syndical national des officiers de police (Snop) affirme ainsi que, pour la deuxième année consécutive, la délinquance a augmenté de 5% au niveau national. La hausse était de 5,72% en 2000. En tout état de cause, ces chiffres marquent un léger reflux par rapport aux six premiers mois de l'année 2001, où le ministère de l'Intérieur avait reconnu 9,38% d'augmentation. Le ministre des Relations avec le Parlement, Jean-Jack Queyranne, a d'ores et déjà invité l'opposition à ne pas faire de surenchère sur l'insécurité, thème qui risque fort d'envahir la campagne présidentielle. "Je ne crois pas que l'insécurité et la violence doivent donner lieu à des exploitations grossières, à des chiffres qui soient falsifiés", a-t-il déclaré. Le gouvernement s'efforce de relativiser les mauvais chiffres de 2001, qui traduisent plus à ses yeux l'apparition de nouvelles formes de délinquance - violences urbaines, incivilités, plus grande implication des mineurs - qu'une réelle "dérive à l'américaine". Des experts doutent d'ailleurs de la pertinence des instruments statistiques. Le Premier ministre, Lionel Jospin, a chargé une commission de plancher sur le sujet. Selon les statistiques de l'Insee pour 1999, la France se situe dans la moyenne européenne pour le taux de criminalité avec 61 pour mille habitants. Ce taux est toutefois passé à 64,5 en 2000 en raison notamment de la mise en cause d'un plus grand nombre de mineurs. De plus, ce sont les infractions économiques et financières qui augmentent le plus (+ 19,1 en 2000). Les trois pays les plus sûrs seraient dans l'ordre le Portugal (7), l'Irlande (17) la Grèce (36). Les plus mauvais du classement sont le Danemark (93), le Royaume-Uni (97) et la Suède (135). Autre chiffre relativisant le phénomène : avec 88 détenus pour 100 000 habitants, la France est l'un des pays de l'Union européenne où le taux de détention est modéré. Mais les experts notent que la progression enregistrée régulièrement depuis 1999 contraste avec la relative stagnation de la dernière décennie. Selon un sondage CSA rendu public mercredi dernier par France 3 et Radio France, plus de deux Français sur trois (71 %) estiment que l'insécurité et la délinquance sont en hausse depuis 1995, date de la dernière élection présidentielle. c=http:
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