Édition du 24  novembre 2006


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«Ni des shérifs, ni des procureurs, ni des juges», promet Nicolas Sarkozy aux maires de France

Nicolas Sarkozy a assuré jeudi aux maires qu'ils ne deviendront «ni des shérifs, ni des procureurs, ni des juges», du fait de son projet de loi sur la prévention de la délinquance. «Vous ne deviendrez ni des shérifs, ni des procureurs, ni des juges, mais vous aurez les moyens de savoir ce qui se passe dans votre commune et de saisir les autorités responsables pour les mettre devant leurs responsabilités», a déclaré le ministre de l'Intérieur devant le 89e congrès des maires de France. Dans leur motion adoptée lors de leur congrès, les maires expriment leur hostilité au texte de Nicolas Sarkozy, en cours d'examen à l'Assemblée, qui consacre leur rôle de «pivot» dans la prévention de la délinquance. Les maires refusent «de se substituer à la justice, à la police ou à l'Education nationale». «Je signe», a répondu le ministre de l'Intérieur. «Ce n'est pas le maire qui doit se substituer à la police et à la justice, mais je veux aussi que le maire ait l'information et la coordination». Il a fait valoir que les maires étaient les mieux placés pour jouer ce rôle. «Si ce n'est pas le maire, qui pourrait être le pivot de la lutte pour la prévention de la délinquance? Qui peut le mieux repérer lorsqu'un enfant ne va plus à l'école?», a-t-il demandé. Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il voulait seulement que les maires puissent «centraliser toutes les informations nécessaires» de la part de l'inspection d'académie ou de la caisse d'allocations familiales en cas d'absentéisme scolaire. Sur le rôle de coordination de la politique de prévention dévolu au maire, il a rappelé que ce dernier pourra désormais «désigner librement un coordonnateur». Le ministre de l'Intérieur a persisté et signé sur la question du rôle des maires dans la mise sous tutelle des allocations familiales, contesté par la motion du congrès. «Il faut mettre la famille devant ses responsabilités. On le doit aux Français qui travaillent dur», a-t-il lancé. Nicolas Sarkozy a cependant promis d'accepter les amendements de l’AMF lors de la discussion du projet de loi sur la prévention de la délinquance, notamment ceux sur le conseil des droits et devoirs des familles, autre création de la loi. Les maires demandent que ces dispositifs restent facultatifs. «Ceux qui ne voudront pas avoir de conseil des droits et devoirs des familles dans leur commune, personne ne peut les obliger à en avoir», a-t-il dit. «C'est ce que la loi me semble-t-il prévoit.»pt>
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