Édition du 7 décembre 2005


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Les violences urbaines n'étaient ni organisées ni manipulées, selon un rapport des RG

Les violences urbaines dans les banlieues n'étaient «pas organisées» et les islamistes n'ont eu «aucun rôle» dans leur déclenchement, affirme un rapport confidentiel des Renseignements généraux (RG), dont des extraits sont publiés ce mercredi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France". «Aucune manipulation n'a été décelée, permettant d'accréditer la thèse d'un soulèvement généralisé et organisé», estime ce rapport. «Aucune solidarité n'a été observée dans les cités (...) Les jeunes s'identifient par leur appartenance à leur quartier d'origine et ne se reconnaissent pas dans ceux d'autres communes». Selon les RG, les islamistes n'ont eu «aucun rôle dans le déclenchement des violences et dans leur expansion». Au contraire, «ils avaient tout intérêt à un retour rapide au calme pour éviter les amalgames». Le rapport note que la France a «connu une forme d'insurrection non organisée avec l'émergence dans le temps et l'espace d'une révolte populaire des cités, sans leader et sans proposition de programme». «Les jeunes des cités étaient habités par un fort sentiment identitaire ne reposant pas uniquement sur leur origine ethnique ou géographique, mais sur leur condition sociale d'exclus de la société française», poursuivent les Renseignements généraux. «Les jeunes des quartiers sensibles se sentent pénalisés par leur pauvreté, la couleur de leur peau et leurs noms. Ceux qui ont saccagé les cités avaient en commun l'absence de perspectives et d'investissement par le travail dans la société française». Enfin, les RG observent que «la France, plus préoccupée par la montée de l'islamisme radical et du terrorisme religieux, a négligé le problème complexe des banlieues». Les cités sont devenus des «ghettos urbains à caractère ethnique», où les difficultés s'accumulent: absence de mixité sociale, «forte concentration de populations d'origine étrangère», «familles polygames» et «nombreuses familles monoparentales», «importante déscolarisation des enfants», «fort sentiment d'insécurité»... Pour les Renseignements généraux, «il est à craindre désormais que tout nouvel incident fortuit provoque une nouvelle flambée de violences généralisées». La nuit de la Saint-Sylvestre «risque d'être particulièrement sensible», préviennent-ils, même s'ils estiment que ces violences entrent dans une «logique festive» et ne sont pas le signe d'un «sentiment d'injustice ou de rejet».pt> s
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