Édition du 16  octobre 2006


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Les syndicats de police dénoncent la multiplication en banlieues des agressions «guet-apens» contre les forces de l'ordre

Un an après les émeutes de banlieue, les syndicats de police dénoncent la multiplication des agressions «guet-apens» contre les forces de l'ordre et réclament des renforts et des sanctions exemplaires. «Les Tarterêts, les Mureaux, et Epinay-sur-Seine, ça commence à faire beaucoup», s'est indigné Bruno Beschizza, de Synergie officiers, qui redoute la montée des tensions jusqu'à la présidentielle de 2007. «Ces faits ne sont pas épisodiques mais ils ne généralisent. La situation ne 'est pas améliorée depuis les émeutes de banlieue», renchérit Nicolas Comte, secrétaire général de FO-Police, dans le Parisien-Dimanche. Vendredi soir à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), un équipage de la brigade anti-criminalité (BAC) a été attiré dans une cité sensible pour un vol à la roulotte. Dans un communiqué, la préfecture a affirmé qu'il s'agissait d'un «guet-apens», fait confirmé selon les syndicats par l'usage de deux voitures pour bloquer le véhicule de police et le stockage préalable de pierres par les agresseurs. Face à une trentaine de jeunes, «porteurs de barre de fer et d'armes de poing», des policiers ont tiré en l'air pour se dégager mais l'un d'eux a été blessé au visage par un jet de pierres. Lors des précédentes agressions de Corbeil-Essonnes (Essonne) et des Mureaux (Yvelines), la thèse d'une embuscade n'a pas été confirmée. Mais les policiers affirment être confrontés à des jeunes résolus à en découdre et désireux d'attirer les caméras de télévision. «Cette affaire met en lumière que nous n'avons pas à faire à des jeunes qui réclament davantage de social mais à des individus qui déclarent la guerre à la République», a estimé Action police dans un communiqué. Pour Loïc Lecouplier, du syndicat Alliance, les policiers sont «sur le fil du rasoir» et risquent leur vie en permanence. «Le changement depuis un mois, c'est qu'on veut quasiment les tuer, les lapider», a ajouté sur LCI Bruno Beschizza. On risque, selon lui, de passer «d'une logique de ségrégation à une logique de sécession» dans ces quartiers où des jeunes prétendent rester maîtres de leur territoire. Le responsable de Synergie-officiers a insisté sur le sentiment d'impunité de certains caïds des cités, expliquant qu'aux Mureaux, les jeunes à l'origine d'une mini-émeute voulaient «libérer un type condamné 34 fois». Le Syndicat national des officiers de police (SNOP) a demandé pour sa part des «renforts» dans le département de Seine-Saint-Denis, affirmant que les jeunes des cités s'apprêtent à 'fêter' violemment» les émeutes de l'automne 2005. Pour Action police, les fonctionnaires «payent au prix fort» le démantèlement de la police de proximité. Eric Raoult, maire du Raincy, et les élus UMP de Seine Saint Denis, proposent aux syndicats de policiers une «rencontre départementale» et lancent une opération «Population Police Solidarité» pour montrer leur soutien réel et concret aux policiers du département.c
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