Édition du 2 juin 2006


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Le Forum français pour la sécurité urbaine (FFSU), regroupant 120 élus, critique le projet de loi sur la délinquance

Réunis à Saint-Denis mercredi dernier, les maires du Forum français pour la sécurité urbaine (FFSU) ont inscrit dans leur «manifeste des villes» leur opposition aux principaux points du texte piloté par le ministre de l'Intérieur - qui doit être présenté en Conseil des ministres le 20 juin-. Ces élus, de gauche et de droite, rapporte le quotidien Libération, ne veulent pas d'un pouvoir de sanction, ni participer à la mise sous tutelle des allocations familiales. «Les maires participent au rappel de la règle collective, aux côtés de la communauté des adultes (parents, enseignants, éducateurs, animateurs...), mais ne souhaitent pas que cette compétence s'allie à un pouvoir de sanction. En particulier, ils refusent des compétences déléguées par le procureur de la République et le pouvoir de sanction qui leur serait attribué», indique le manifeste. En matière d'allocations familiales, les maires souhaitent aussi que la mise sous tutelle «continue de relever de la compétence judiciaire». Une résistance qui ne provient pas que des rangs de l’opposition: «Si je me vois bien en médiateur, je ne me vois pas en père fouettard», indiquait la semaine dernière dans Libération Pierre Cardo, député-maire (UMP) de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines). A Saint-Denis, l'opposition au projet du ministre de l'Intérieur a pris un tour collectif émane surtout d'un regroupement d'élus qui fait autorité en matière de prévention de la délinquance. Le Forum français pour la sécurité urbaine a été fondé en 1992 et présidé à l'époque par Gilbert Bonnemaison, député-maire PS d'Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) et «père» de la prévention de la délinquance. Il regroupe aujourd'hui plus de 120 collectivités locales (deux tiers d'élus de gauche, un tiers de droite) qui échangent leurs expériences sur la sécurité. Le président du FFSU, le maire PS de Tourcoing Jean-Pierre Balduyck, s'est félicité de l'unanimité qui a prévalu à l'adoption du manifeste, avec notamment le renfort du Havre, dirigé par le chiraquien Antoine Rufenacht. «Il n'est pas souhaitable que le maire ait un pouvoir de sanction financière comme ce serait le cas avec les allocations familiales», indiquait Bertrand Binctin, adjoint du maire du Havre, chargé de la sécurité. A gauche, le sénateur-maire PS de Saint-Herblain (Loire-Atlantique) Charles Gautier dénonçait «une loi d'opportunité, comme les autres lois Sarkozy. Rappeler au maire qu'il est au coeur du dispositif local de prévention de la délinquance, c'est fort de café». Lundi dernier, devant les préfets réunis Place Beauvau, Nicolas Sarkozy a défendu avec son projet de loi une approche fondée sur la proximité. «La proximité, c'est organiser la prévention de la délinquance autour des maires, les premiers sollicités et les mieux informés.»c=http://w
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