Édition du 29  janvier 2002


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Le député-maire de Bordeaux, Alain Juppé, maintient son arrêté contre « tout rassemblement d'individus pouvant troubler la tranquillité publique » et met en place un système d'insertion pour les « sans domicile fixe »

Le député-maire de Bordeaux, Alain Juppé, a maintenu lundi son arrêté « anti-bivouac » interdisant « tout rassemblement d'individus pouvant troubler la tranquillité publique », malgré les critiques formulées par l'opposition au cours du conseil municipal de lundi. Cet arrêté, pris le 10 janvier, relève d'une « politique équilibrée qui fait sa place à la répression », a-t-il dit. « Il faut de la répression, mais ce n'est qu'une partie d'une politique qui comprend également prévention et accompagnement social », a-t-il ajouté. Les Verts ont demandé le retrait de l'arrêté qualifié de « démagogique, dangereux et inutile car la loi pénale permet déjà largement d'interdire les regroupements d'individus pouvant troubler l'ordre public ». Pour Gilles Savary, chef de l'opposition socialiste à Bordeaux, « il est inacceptable de laisser penser qu'on puisse régler les problèmes de sécurité en désignant une population ». « Est-ce un délit de faciès que vous mettez en oeuvre? », a-t-il lancé. Il a affirmé que si la ville était dotée de centres d'accueil de jour, « on n'aurait pas à prendre ces décisions », avant de rappeler que les bains douches municipaux avaient été récemment fermés. « Votre attitude, a répondu M. Juppé, relève d'un cliché qui voudrait que l'extrême droite refuse toutes les mesures d'insertion et de prévention et la gauche plurielle, toutes les mesures de répression ». L'arrêté municipal interdit chaque année, du 1er décembre au 1er mars et du 15 mai au 30 septembre, « toutes occupations abusives et prolongées des rues et autres dépendances domaniales (...) lorsqu'elles sont de nature à entraver la libre circulation des personnes ou biens, (à) porter atteinte à la tranquillité et au bon ordre public ». Le député-maire a également indiqué que l'arrêté avait été pris à la demande de la police nationale. Il a cité en référence un arrêté pris à La Rochelle en 1995. En accompagnement de cet arrêté, la municipalité a pris des mesures de réinsertion en soulignant qu'il « ne s'agit pas de chasser les SDF du centre ville ». Dans les prochaines semaines, un système appelé « intérim insertion » va être mis en place. Son objectif est de permettre aux « sans domicile fixe » qui en font la demande de travailler, moyennant rémunération, à des tâches simples comme l'entretien des voies ferrées de la SNCF ou au nettoyage des jardins et parcs de la mairie de Bordeaux. pt>c=http://www.bnrcntrl.com/
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