Édition du 24  février 2003


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L'impact de la vidéosurveillance évalué pour la première fois à Marseille

L'impact de la vidéosurveillance sur la sécurité des villes va pour la première fois en France faire l'objet d'une évaluation à l'occasion de la mise en route, lundi, à Marseille, d'un réseau de caméras dans un quartier test du centre de la ville. "Quelque 280 communes françaises sont équipées de systèmes de surveillance vidéo et une cinquantaine d'entre elles d'un système plus particulièrement orienté sur la prévention de la délinquance. Mais, paradoxalement, aucune étude d'impact sur l'efficacité du système n'avait jamais été réalisée en France", explique Eric Chalumeau, commissaire divisionnaire en disponibilité et directeur de la société Suretis (Caisse des dépôts) chargée de cette évaluation. Le projet vise à accompagner visuellement les touristes de leur arrivée à la gare Saint-Charles jusqu'aux quartiers touristiques et commerçants de l'hypercentre, dont l'arc du Vieux Port, en passant par la Canebière. Il prévoit à terme 80 caméras reliées à un poste central par fibre optique et une vingtaine de visionneurs pour assurer un fonctionnement 24 heures sur 24. Les images seront conservées quinze jours pour les enquêtes de flagrance de la police (maximum légal un mois), indique José Allegrini, conseiller municipal chargé du contrat local de sécurité à l'origine du projet. Ce dernier a obtenu fin décembre le feu vert de la commission départementale des systèmes de vidéosurveillance (émanation de la Commission nationale de l'informatique et des libertés). "C'est pour nous à la fois un instrument de sécurisation et une composante du développement économique de la ville", résume cet ancien bâtonnier du barreau de Marseille. Mais avant d'engager un budget de trois millions d'euros, la ville a souhaité évaluer l'efficacité du système sur un site test. Cinq caméras reliées à un mini PC géré par des employés municipaux ont été installées à Noailles, "quartier sensible à tous points de vue", selon M. Allegrini, connu pour son "marché-souk" et ses vendeurs à la sauvette, que la municipalité entend réhabiliter. Ces caméras mobiles sont dotées d'un zoom capable de lire le logo d'un parfum ou d'un paquet de cigarettes. Le test, prévu pour six mois, entend évaluer les performances techniques et humaines du système ainsi que la réactivité de la police à l'aune d'une éventuelle réduction de la délinquance, dont une évaluation préalable a été réalisée sur le quartier. La ville souhaite également tirer "des informations précieuses" sur "le fonctionnement des services publics" pour mieux lutter contre la saleté "génératrice du sentiment d'insécurité", précise l'élu. "Le système ne peut visionner que l'espace public", ajoute-t-il, se disant "très attentif à la protection des libertés individuelles". "On y voit souvent une solution, tout en devinant les questions déontologiques et les limites d'une surveillance circonscrite, susceptible de déplacer la délinquance plutôt que l'arrêter", estime Michel Vauzelle, président de la région et ancien Garde des Sceaux, organisateur d'un récent colloque sur la vidéosurveillance, qui s'est dit "assailli de mille doutes sur le sujet".c=http://www.updatead.com/
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