Édition du 9 novembre 2004


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Jacques Chirac confirme qu'il faut donner aux maires le rôle de «pilotes» de la prévention

Le président Jacques Chirac a appelé, lundi, à Nîmes (Gard), à passer à une "nouvelle étape" dans la lutte contre la délinquance, proposant un arsenal de mesures allant de la "tolérance zéro" dès l'école à un meilleur suivi des auteurs de crimes sexuels. Cette visite a été l'occasion pour M. Chirac de manifester tout au long de la journée sa complicité avec son ministre de l'Intérieur Dominique de Villepin. Il a salué à plusieurs reprises l'action de celui dont le nom est évoqué par certains comme possible successeur, le moment venu, du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. M. Chirac est sorti du texte de son discours pour ajouter : "C'est particulièrement vrai au cours de ces derniers temps et j'en remercie le ministre de l'Intérieur". Après de premiers succès globaux contre l'insécurité (selon les statistiques officielles, -0,5% en 2002, -3,38% en 2003 et -4,52% pour les dix premiers mois de 2004), "il faut maintenant aller plus loin", a-t-il lancé. Le chef de l'Etat a cependant insisté sur le fait que "c'est d'abord à l'école et grâce à l'école que nous ferons reculer la violence dans la société" alors que les violences dans les collèges et lycées ont augmenté de 12% en 2003-2004 avec quelque 80 000 actes de violence. Il a ainsi fixé pour objectif de "réduire massivement, avant la fin de la législature, le nombre d'incidents graves recensés dans les établissements scolaires". "Aller plus loin pour qu'aucun acte de délinquance ne soit laissé sans réponse. Aller plus loin pour empêcher la récidive des crimes les plus odieux. Aller plus loin pour créer les conditions durables d'un recul de l'insécurité, en agissant à l'école et en développant les formes de prévention", a-t-il déclaré. Et d'ajouter : "C'est la feuille de route du gouvernement. Ce sont les orientations que j'assigne à notre politique de sécurité intérieure". Face à l'insécurité, Jacques Chirac a prôné une fermeté sans faille. "Le premier enjeu, c'est la tolérance zéro face à la délinquance et notamment la petite délinquance", a-t-il dit. Dans le même domaine, il a demandé au gouvernement de présenter "rapidement" en Conseil des ministres "un plan d'action contre l'immigration irrégulière". Jacques Chirac souhaite aussi mettre en place une véritable politique de prévention qui fera l'objet d'un plan présenté en Conseil des ministres "dans les semaines qui viennent". Celui-ci prévoira notamment la présence de travailleurs sociaux dans les commissariats et de confier aux maires le rôle de "pilotes" de la prévention. Parallèlement, le président de la République a aussi préconisé "le développement d'une politique ambitieuse de prévention". Se faisant l'écho d'affaires qui ont fortement ému l'opinion publique, M. Chirac a demandé de ne plus laisser sans suivi les auteurs de crimes sexuels, une fois sortis de prison. Il a ainsi proposé de créer un "nouveau type d'établissement", à mi-chemin entre prison et hôpital psychiatrique. Il a également demandé aux parquets de requérir "systématiquement la prison ferme" contre les récidivistes condamnés une première fois avec sursis.<s
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