Édition du 8 novembre 2005


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Dominique de Villepin confirme que le maire sera le coordonnateur des politiques locales de sécurité

Au cours de son intervention hier soir sur TF1, le Premier ministre a confirmé que le maire devait être le coordonnateur des politiques locales de sécurité. Il a ainsi confirmé que le maire serait placé au centre du projet de loi sur la prévention de la délinquance, préparé par le ministre de l’Intérieur. Le 19 octobre dernier, Nicolas Sarkozy avait estimé lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale qu'en matière de politique de prévention de la délinquance, «il ne pouvait y avoir qu'un seul patron: le maire». Le ministre avait rappelé qu'un projet de loi sur la prévention de la délinquance serait présenté d'ici «la fin de l'année». Il faut aussi «que cette politique soit évaluée», avait ajouté M. Sarkozy, en citant en particulier les subventions accordées à diverses associations qui ne font pas l'objet, selon lui, d'un contrôle suffisant sur l'usage qui en est fait. Notons néanmoins que Dominique de Villepin a annoncé hier soir que ces subventions, supprimées ou réduites depuis 2003, vont être rétablies. Depuis le début des émeutes urbaines, les maires de banlieue, qui assistent chaque nuit aux destructions de véhicules et de bâtiments publics, tentent de s'organiser pour éviter la poursuite des violences, mais bien qu'en première ligne, ils se sentent souvent impuissants, faute de véritables interlocuteurs. Dans les quelque 290 villes touchées par les violences des derniers jours, le sentiment est le même: désarroi, mais aussi colère et découragement pour des élus qui ont souvent vu s'effondrer en quelques nuits d'émeutes le travail de plusieurs années dans les quartiers sensibles. Et surtout crainte d'un vrai dérapage si le retour à l'ordre n'intervient pas rapidement. «Pour l'instant, on vit au jour le jour, on panse nos plaies et on essaie de s'organiser», résume le maire de Rosny-sous-Bois (Seine-St-Denis), Claude Pernès (UDF), qui préside l'Association des maires d'Ile-de-france. Dans sa mairie, comme dans la plupart des autres communes concernées, des réunions de crise se tiennent quotidiennement pour parer au plus urgent. Priorité des priorités: la surveillance des bâtiments publics (écoles, gymnases, centres sociaux, etc.). Au Raincy, le député-maire Eric Raoult a pris un arrêté de «couvre-feu exceptionnel» à partir de lundi soir dans certaines parties de sa ville, première décision de ce type depuis le début des violences. A Rosny, élus et services municipaux «tournent» toutes les nuits dans les quartiers et des maîtres-chiens surveillent tous les bâtiments publics. Plusieurs villes ont pris des mesures similaires en Seine-Saint-Denis (Ile-St-Denis, Blanc-Mesnil, Drancy, Clichy-sous-Bois) ou en province comme à Tourcoing (Nord). A Bondy, le maire Gilbert Roger (PS) a fait appel à une entreprise de médiation sociale spécialisée pour assurer la veille aux abords des bâtiments publics. Car, en plus d'assurer la sécurité des personnes et des biens, les maires veulent maintenir le dialogue avec une population traumatisée par le spectacle des carcasses de voitures calcinées, et touchée dans sa vie quotidienne. «Les bâtiments détruits sont ceux qui servent le plus aux habitants», souligne M. Pernès, en évoquant le bureau de Poste parti en fumée dimanche. «Les premières victimes, ce sont les plus modestes», renchérit Gilbert Roger. Certains maires n'ont pas hésité à faire appel à la population pour tenter de ramener les casseurs à la raison. A Meaux, le premier adjoint et ministre UMP Jean-François Copé a mis en place «des équipes des parents pour aller parler aux familles». A Asnières, le maire Manuel Aeschlimann (UMP) a créé un «comité de veille citoyenne» pour participer à «la défense de l'ordre public» aux côtés des policiers. D'autres élus, notamment à gauche, hésitent à s'engager dans cette voie, par crainte de dérapages et de réflexes d'auto-défense. «Un vrai risque», selon M. Pernès. La principale difficulté reste d'engager le dialogue avec les auteurs des violences. «Nous
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