Édition du 26  février 2003


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Devant les préfets, le ministre de l'Intérieur dément avoir remis en cause le principe de la police de proximité

Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a affirmé, lundi, devant les préfets réunis à Paris qu'il n'était "pas question de remettre en cause le principe de la police de proximité." "Je n'ai jamais dit et il n'a jamais été question de remettre en cause le principe de la police de proximité", a déclaré le ministre en souhaitant "mettre fin à des polémiques inutiles." Des syndicats de police et des membres de l'opposition ont accusé le ministre de vouloir remettre en cause cette réforme décidée par le gouvernement de Lionel Jospin et mise en place par Jean-Pierre Chevènement et Daniel Vaillant. Le 3 février à Toulouse, M. Sarkozy avait déclaré que le rôle de la police n'était "pas d'organiser" des rencontres sportives avec les jeunes mais d'interpeller des délinquants. "J'ai voulu corriger certains excès (lorsqu'il) était avéré que l'application trop rigide de (cette) doctrine avait porté atteinte aux capacités d'investigation et d'interpellation", a expliqué M. Sarkozy aux préfets. La "première mission des forces de sécurité intérieure est d'appréhender les délinquants pour les remettre à la justice", a-t-il souligné en estimant que c'était là "la condition première pour que la police de proximité puisse trouver toute son efficacité dans les quartiers." Pour lui, il "doit y avoir un équilibre entre la police de proximité, (qui) offre un service permanent aux citoyens et participe à la prévention, et l'activité d'investigation." Dans une circulaire adressée en octobre dernier aux directeurs départementaux de la sécurité publique (DDSP), le ministre de l’Intérieur demande aux policiers de donner la priorité aux missions d’investigation et d’interpellation par rapport à la prévention et reconnaît que la police de proximité «a répondu à une attente légitime de la population et des élus» mais qu’«il convient d’adapter ses modalités de mise en œuvre pour répondre à la réalité des besoins de sécurité exprimés par nos concitoyens». Le ministre recommande donc aux DDSP de «privilégier une approche pragmatique dans l’utilisation des effectifs, qui pourront passer d’une mission à l’autre au cours d’une même vacation». En clair, des effectifs affectés à la police de proximité peuvent être temporairement mis à la disposition d’autres services. La place Beauvau a confirmé, mardi, le contenu de cette circulaire, tout en démentant toute intention de «remettre en cause la police de proximité». Cette dernière «a son utilité mais ne doit pas être faite au détriment de la police d’investigation», a-t-on expliqué dans l’entourage de Nicolas Sarkozy. «La première mission d’un policier, c’est d’arrêter un délinquant.» L’objectif officiel du ministre de l’Intérieur est donc de trouver «un équilibre entre la police de proximité et la police d’investigation».c=h
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Journal Officiel du 26  février 2003

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