Édition du 28  mars 2002


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Après le drame de Nanterre, Jean-Paul Delevoye estime que "nous n'avons pas mesuré les dérives comportementales, engendrées par les politiques publiques de solidarité et de générosité"

Jean-Paul Delevoye, président de l'Association des maires de France, a exprimé, hier mercredi, la "consternation" des maires devant la tuerie de Nanterre, observant que "la violence avait remplacé le dialogue" dans notre société. "Nous sommes bouleversés parce que c'est un des symboles de la République qui est atteint. La mairie est un lieu de dialogue, de respect, d'écoute. Ce lieu de vie collective est aujourd'hui un lieu de mort", a déclaré Jean-Paul Delevoye à la radio BFM. Le président de l'AMF, qui s'était rendu dans la matinée à Nanterre, a évoqué "une responsabilisation collective". "Nous voyons des tas de douleurs individuelles qui s'expriment par la violence, comme si la violence avait remplacé le dialogue, comme si la méfiance à l'égard des institutions de la République faisait en sorte que l'on cherchait à se faire justice soi-même". Selon lui, "nous n'avons pas mesuré les dérives comportementales, engendrées par les politiques publiques de solidarité et de générosité". "Lorsque nous développons par le système public une aide qui crée une dépendance, qui fait perdre la dignité et le sens de la responsabilité, et même le sens de la vie, nous créons un sentiment d'inutilité qui peut créer une douleur sociétale extrêmement vive", a ajouté Jean-Paul Delevoye. Comme nous l'indiquions hier, à la suite du drame de Nanterre, l’AMF a diffusé le communiqué suivant : "Notre République est touchée. On assassine des élus locaux. Tous les maires de France, tous les élus locaux sont aujourd'hui en deuil. Ils partagent la souffrance des familles, du conseil municipal de Nanterre et de son maire. Une ville française est aujourd'hui meurtrie et l'indignation doit maintenant laisser la place à la détermination d'en finir avec le fléau de la violence. Nous sommes toutes et tous effarés et consternés par le drame de Nanterre qui touche, aujourd'hui, un pilier essentiel de la République. Notre drapeau est en berne. Nous demandons à tous nos adhérents de respecter à l'occasion de la réunion de leur prochain conseil municipal une minute de silence. "
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