Édition du 23  septembre 2002


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« En août 2002, c'était la première fois depuis cinq ans que la délinquance reculait », indique Nicolas Sarkozy

"En aucun cas, je ne m'en satisfais": le ministre de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales Nicolas Sarkozy a commenté dimanche les derniers chiffres de la délinquance, en baisse de 4,49% en août par rapport au même mois de l'année précédente. "Sur les mois de janvier, février, mars et avril, la délinquance a trouvé le moyen d'augmenter de 5% dans notre pays", a-t-il souligné lors du "Grand Jury" RTL-LCI-"Le Monde". "Depuis mai, la délinquance a augmenté de 0% (...) En août, c'était la première fois depuis cinq ans que la délinquance reculait". Pour le ministre de l'Intérieur, ce n'est "que le début du commencement". "Je ne suis pas là pour commenter les chiffres de la délinquance. Je suis là pour arrêter la progression vertigineuse des chiffres de la délinquance et la faire régresser durablement", a-t-il ajouté, précisant que des moyens "très importants" sont débloqués et que le gouvernement doit "avoir des résultats". "Nous créerons des emplois de policiers et de gendarmes dès 2003. Nous mobiliserons les moyens pour moderniser l'équipement de la police et de la gendarmerie, remettre en état les gendarmeries et les commissariats de police", a-t-il rappelé. Nicolas Sarkozy a précisé qu'à "partir du 1er novembre", une "nouvelle stratégie" sera mise en place par le gouvernement "pour les gendarmes mobiles et les CRS, qui va permettre de dégager 3 500 personnes au service de la sécurité publique". Il s'agit d'une "nouvelle stratégie pour l'emploi: moins pour l'ordre public, plus pour la sécurité publique". Evoquant l'immigration et le problème des sans-papiers qui ont occupé la basilique Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) à la fin du mois d'août pour demander leur régularisation, il a réaffirmé qu'il n'y aurait "pas de régularisation globale". "Chaque fois, cela n'a rien résolu" et cela a "fait monter l'exaspération qui conduit à la xénophobie", a-t-il noté, rappelant qu'il avait demandé l'examen au cas par cas des dossiers. Il a néanmoins prévenu qu'il n'y aurait pas de régularisation pour les délinquants: "Autant je pense qu'il faut faire preuve de générosité envers ceux qui souhaitent s'intégrer, autant il n'y a rien à attendre de ma part pour ceux qui troublent l'ordre public", a-t-il martelé. Interrogé sur le problème des détenus corses, le ministre de l'Intérieur a estimé que "la question des prévenus ne se pose pas" car "ils sont à la disposition des juges". "S'agissant de ceux qui ont commis des actes terroristes, les juges antiterroristes sont à Paris, donc les prévenus sont à Paris", a-t-il précisé. Quand aux condamnés, la législation, a rappelé M. Sarkozy, indique qu'il est "mieux que les femmes et les enfants puissent voir leur père et leur mari lorsque celui-ci est en prison. Faut-il pour la Corse une règle différente?, a-t-il demandé. Ma réponse, c'est plutôt non".
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