Édition du 24  novembre 2003


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Alimentation scolaire : le Conseil de l'Europe prépare des recommandations pour ses 45 pays membres

Exit sodas, sucreries et autres hamburgers-frites, place à l'eau, aux barres de fruits et aux légumes : Tara, 16 ans, et Sara, 15 ans, ont présenté à Strasbourg une expérience menée dans leur collège de Plockton en Ecosse pour une alimentation saine à l'école. À Strasbourg, en effet, s'est tenu jeudi et vendredi derniers au Conseil de l'Europe, un forum qui a rassemblé 180 personnes venues de 27 pays européens sur le thème de l'alimentation à l'école, pour lutter contre l'augmentation du nombre d'enfants obèses en Europe. Le forum, qui donnera lieu à des recommandations aux 45 pays membres du Conseil de l'Europe, a souligné le rôle prépondérant de l'école pour tenter d'endiguer la progression de l'obésité, mais aussi les difficultés face aux énormes différences en matière d'habitudes alimentaires en Europe. Les deux adolescentes ont été les initiatrices du bouleversement des habitudes alimentaires de ce petit collège des West Highlands, dans la patrie de la barre chocolatée Mars en beignet. A Plockton, depuis deux ans, les sodas ont laissé place aux jus de fruits ou à l'eau, les menus de la cantine ont été revus avec une teneur calorique à la baisse, les barres aux fruits ou les en-cas au fromage ont remplacé à la cafétéria les barres chocolatées. Un "club petit déjeuner" proposant céréales à faible teneur en graisse et sucre, porridge, fruits secs, jus de fruits, lait et toasts a été instauré à un prix "raisonnable". "C'est une véritable révolution qui s'est déclenchée, plus de la moitié des 300 élèves démarrent leur journée par un petit déjeuner au collège", a assuré Tara. Selon une enquête de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) citée à l'ouverture du forum, "si l'obésité continue de progresser au même rythme, elle concernera jusqu'à 40% des Européens d'ici 2030". Le professeur Lea Maes, de l'université de Gand en Belgique, a présenté une étude réalisée en 2001 et 2002 dans 35 pays européens et nord-américains parmi les jeunes de 11 à 15 ans selon laquelle "globalement, un garçon de 15 ans sur six est en surpoids, une proportion qui peut atteindre plus d'un tiers des garçons" dans certains pays. Or, le "surpoids et l'obésité chez les jeunes sont étroitement liés à la mortalité à long terme", a dit le Pr Maes. "Les jeunes qui prennent des habitudes alimentaires saines à un âge précoce peuvent réduire leur futur risque de maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires, l'hypertension, l'accident vasculaire cérébral, le cancer, le diabète et l'ostéoporose", a-t-elle ajouté. En France, 10 à 12% des enfants de 5 à 12 ans sont obèses contre 20% des enfants américains âgés de 6 à 11 ans, selon une étude de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) publiée en 2000.<
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