Édition du 23  mai 2006


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Administrations publiques locales: en 2005, les finances publiques locales se sont légèrement redressées

En 2005, selon l’INSEE, le déficit français au sens du traité de Maastricht s'est réduit pour atteindre 49,3 milliards d'euros. Il s'est élevé à 2,9% du PIB après trois années consécutives de dépassement du taux de 3%. L'amélioration est principalement imputable aux administrations de sécurité sociale, qui ont bénéficié notamment de compensations financières pour le rattachement au régime général des régimes de retraite des industries électriques et gazières. Les finances publiques locales 2005 s'améliorent tout en restant «déficitaires» (1). Les recettes des administrations publiques ont crû fortement (+5,8%), et le taux de prélèvements obligatoires a progressé sensiblement (44,0% après 43,1% en 2004). La dette publique a continué de progresser pour atteindre 1.138 milliards d'euros à la fin de l'année, soit 66,6% du PIB. Pour leur part, devenus «déficitaires» en 2004 après huit années d'excédent, les finances publiques locales se sont légèrement redressées en 2005. Leur besoin de financement a été ramené à 1,8 milliard d'euros après 2,3 milliards en 2004. Entraînées par la progression des recettes fiscales (+8,6%), les recettes ont crû de 5,7 %. La taxe d'enlèvement des ordures ménagères, comptabilisée en vente de services dans les comptes nationaux, progresse elle aussi notablement (+8,1%). À l'inverse, la baisse du nombre d'emplois aidés dans les collectivités locales explique la baisse de 22,2% des subventions reçues (-0,5 milliard). Parallèlement, les dépenses ont évolué à un rythme soutenu (+5,4%). Les prestations sociales en espèces sont restées vives (+9,6%), les départements ont versé notamment 5,8 milliards de RMI (+7,4%). Les contributions sociales employeurs ont progressé de 7,0% en raison de la mise en place du régime de retraite additionnel des fonctionnaires ainsi que d'une hausse des taux des cotisations retraite. Enfin, malgré une décélération, l'investissement a continué à croître à un rythme soutenu (+7,1% après +8,5% en 2004). En 2005, les administrations publiques locales demeurent les principales contributrices à l'investissement public, dont elles représentent 69,4%. Quant à la dette des administrations publiques locales, elle a, comme les autres administrations, poursuivi sa croissance (+5,4 milliards d'euros). Au sens de Maastricht, la dette publique totale s’est accrue 69,2 milliards en 2005; elle atteint 1.138,4 milliards à la fin de l'année. L'État en est le principal porteur, avec 78,1% de la dette totale. «Les comptes des administrations publiques en 2005», INSEE Première n° 1078, mai 2006. (1) NDLR: en fait, aucun «déficit» ne peut être formellement enregistré pour les collectivités locales. Il s’agit pour elles d’un «besoin de financement».c=http:/
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