Édition du 4 octobre 2006


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Squat de Cachan: le ministre de l'Intérieur accuse le maire d'avoir fait «un coup politique»

Le ministre de l’Intérieur a provoqué hier à l’Assemblée nationale la colère des socialistes en accusant le maire de Cachan (Val-de-Marne) et des associations d'exploiter à des fins politiques la misère des familles réfugiées dans un gymnase. Les négociations ont toutefois repris entre les représentants des familles, le gouvernement et des associations en vue du relogement des anciens squatteurs, qui devaient se prononcer en début de soirée sur de nouvelles propositions. «Il existe des associations politisées qui utilisent la misère de malheureux en leur conseillant de rester au gymnase pour provoquer des problèmes politiques», a lancé le ministre de l'Intérieur lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale. «Ce n'est pas le gouvernement qui a décidé au mépris des conditions d'hygiène d'installer ces malheureux dans un gymnase, c'est le maire socialiste de Cachan qui a pensé faire un coup politique», a-t-il ajouté. Tandis que les députés PS manifestaient leur colère sur leurs bancs, l'élu visé, Jean-Yves Le Bouillonnec, a demandé à pouvoir bénéficier en fin de séance d'un rappel au règlement pour «fait personnel». Il avait accepté le 18 août d'accueillir provisoirement dans un gymnase une partie des familles expulsées la veille d'un squat de la ville. Mais la situation s'est figée. Sur le fond, M. Sarkozy a affirmé que le dialogue avec les représentants des 200 à 300 familles hébergées dans le gymnase avait repris «en ce moment même». Il a également réitéré son offre d'offrir une solution d'hébergement «à tous ceux qui sortiront du gymnase». «L'offre est raisonnable», a-t-il assuré. L'hospitalisation lundi de deux des six anciens squatteurs de Cachan en grève de la faim depuis le 21 août a souligné l'urgence du problème, notamment sur le plan sanitaire. France Terre d'Asile a offert mardi de mettre à la disposition des familles 104 places d'hébergement, dont 36 dans un centre de transit de Créteil et 44 places dans des hôtels du département. Une première offre initiale a été quasiment doublée dans l'après-midi. «Ces propositions doivent être comprises comme une aide humanitaire à la sortie de crise et non comme une volonté de briser la solidarité des mal-logés qui composent la majorité des personnes expulsées du squat de Cachan», écrit l'association dans un communiqué. Pierre Henry, son directeur général, a précisé que les familles devaient normalement se prononcer dans la soirée sur cette offre. Il a souligné avoir obtenu l'assurance que les forces de police n'interviendraient pas aux abords des logements proposés aux familles, dont la plupart n'ont pas de titres de séjour en France. «Nous sommes prêts à aider le gouvernement à sortir de la crise, mais c'est d'abord l'intervention intempestive du ministre de l'Intérieur qui est à l'origine de cette confusion», a-t-il déclaré à l'agence Reuters.c=http://www.updatead.com/
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