Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux
Édition du mardi 15 mai 2007
Élections

Machines à voter: le Conseil constitutionnel propose de créer plus de bureaux de vote et de les mettre localement en réseau

Dans son bilan technique du second tour de la présidentielle, le Conseil constitutionnel estime que les machines à voter ont, dans l'ensemble, mieux fonctionné, ou été mieux utilisées, qu'au premier tour. Un «léger incident» est toutefois à déplorer pour un bureau où l'impression des résultats s'est révélée illisible par mauvais fonctionnement du tampon encreur de l'imprimante. Le bureau de vote en cause - dont la composition était «heureusement pluraliste» - s'est vu dans l'obligation de relever manuellement les résultats affichés à l'écran. Au demeurant, souligne le Conseil, «le procédé n'est pas irrégulier au regard de l'article L. 57-1 du Code électoral». Les délais d'attente imputables aux machines à voter ont été sensiblement moindres qu'au premier tour. Les files d'attente qui ont pu être créées par une première utilisation de ces machines au premier tour n'ont plus guère été constatées au second tour, les bureaux de vote s'étant organisés: «l'apprentissage s'était réalisé», constate le bilan. L’expérience de certains bureaux de vote est à cet égard illustrative. Ainsi, aucun incident notable n'est à rapporter dans la centaine de bureaux de vote d’une des villes concernées, où le vote électronique avait entraîné retards et mécontentements lors du premier tour. A plus long terme, deux solutions sont concevables pour prévenir de tels embouteillages: - à droit constant, créer plus de bureaux de vote (un pour 300 inscrits) en conservant une machine à voter par bureau et l'assimilation «une machine à voter = une urne = un isoloir»; - mettre en réseau une grappe de machines connectées entre elles au sein du même bureau de vote, mais non à l'extérieur de ce bureau, et regarder ce réseau local comme une seule urne électronique. Néanmoins, constate encore le Conseil constitutionnel, «beaucoup d'électeurs de bonne foi éprouvent eux aussi un malaise. Mais celui-ci semble avoir une cause beaucoup plus psychologique que technique». L'intrusion des machines à voter dépossède les citoyens de ce que le Conseil appelle «une sorte de liturgie républicaine».

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