Édition du 2 janvier 2018


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Les jeunes en service civique sont plus souvent des bacheliers et des demandeurs d'emploi

Sept ans après son lancement, le service civique évolue en faveur des bacheliers et des demandeurs d’emploi, révèle une étude publiée fin 2017 par l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire. A l’inverse, la progression des salariés et des étudiants a ralenti. « L’engagement des volontaires semble contraint par leur disponibilité, commentent les chercheurs. Le manque de temps est le premier frein identifié par les jeunes qui ne souhaitent pas devenir bénévoles, et ce, davantage parmi les étudiants que les jeunes en emploi ou demandeurs d’emploi ».
Il s’agit de la principale évolution de ces sept années de montée en puissance de ce dispositif de volontariat. Les organismes d’accueil se sont eux diversifiés à partir de 2015 et de la montée en charge des services de l’Etat qui ont multiplié par dix le nombre de jeunes en mission service civique. Les associations restent largement les premières à les accueillir, loin devant les services de l’Etat (17,2 %), ou les communes ou EPCI (5 %) et enfin les départements (1 %). Les collectivités continuent elles d’accueillir plutôt des jeunes peu ou pas qualifiés ni diplômés.
Plus surprenantes sont les disparités régionales que l’on observe. Deux régions, l’Ile-de-France et les Hauts-de-France ont accueilli plus du quart des missions. D’autres régions connaissent un nombre de missions relativement faible malgré une situation des jeunes sur le marché du travail dégradée. L’étude cite notamment la Corse ou la Normandie. L’explication est donc peut être plutôt à rechercher du côté des « différences de pratiques reégionales ou départementales, dans l’agrément et le développement du dispositif », note l’étude.
Le nombre de jeunes entrant en service civique n’a cessé globalement d’augmenter chaque année depuis 2010, passant de 6 000 la première année à plus de 60 000 en 2016. Le nombre d’entrées ralentit toujours entre juin et septembre.
Au total, entre 2010 et 2016, près de 182 000 jeunes se sont engagés dans une mission de service civique. Il s’agit essentiellement de missions dans les domaines de la solidarité (plus du quart des missions) ou de l’éducation pour tous (la plus forte progression depuis 2015). La durée moyenne des missions descend en dessous de 7 mois aujourd’hui. Le jeune en service civique est plus souvent (environ 60 %) une jeune femme de 21 ans.
Le service civique s’adresse aux jeunes âgés de 16 à 25 ans, voire 30 ans pour les jeunes en situation de handicap. Indemnisé 580 euros par mois, il permet de s’engager sans condition de diplôme dans une mission d'intérêt général au sein d'une association, d'un établissement public, d'une collectivité, en France ou à l’étranger et ce, dans neuf domaines d’action (solidarité, environnement, sport, culture, éducation, santé, intervention d'urgence, mémoire et citoyenneté et aide humanitaire). La mission dure entre 6 et 12 mois, avec un minimum de 24 heures par semaine.
E.S.

Télécharger le rapport.


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