Édition du 16  décembre 2009


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La communauté internationale doit reconnaître «financièrement l'utilité écologique et sociale des forêts et qu'il s'agit d'un enjeu mondial», estiment une dizaine de régions européennes à Copenhague

Une dizaine de régions européennes, dont six françaises (1), ont présenté hier à Copenhague, dans le cadre du sommet mondial sur le climat, un document pour que la communauté internationale reconnaisse «financièrement l’utilité écologique et sociale des forêts et qu’il s’agit d’un enjeu mondial». Ces régions rappellent dans un communiqué que les forêts couvrent 3,9 milliards d'hectares des terres émergées de la planète (soit 26%) et constituent un «outil naturel central dans la lutte contre le réchauffement climatique. Une forêt en croissance stocke du gaz carbonique et libère de l'oxygène.» C'est un «puits» de carbone. Selon les estimations scientifiques, disent-elle, les arbres absorbent un cinquième du carbone émis par l'Homme au niveau mondial. Au-delà de cette dimension environnementale, estiment-elle encore, «les forêts ont une utilité sociale fondamentale. Dans les pays du Sud, près de 1,6 milliard de personnes (plus de 25 pour cent de la population mondiale) tirent des forêts leurs moyens d’existence, et la plupart d’entre elles (1,2 milliard) exploitent les arbres pour se procurer des aliments et des revenus. Limiter la déforestation, revient donc également à garantir le droit des peuples autochtones.» Dans les pays du Nord, «les forêts, cultivées ou non, sont également des lieux de loisirs générateurs d’activités et de richesses et jouent le rôle de poumon vert des habitants des zones urbaines. La protection des forêts participe ainsi dans chaque pays au bien être des populations et à la préservation de cultures et traditions ancestrales.» Les régions signataires estiment en conclusion que, «face à la crise environnementale actuelle et aux engagements fermes que les Etats doivent prendre pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, la reconnaissance de ces services écologiques et sociaux est une priorité. Encourager les sylviculteurs, publics ou privés, des pays du Nord comme du Sud à entretenir les espaces forestiers et à ne pas changer la destination des sols est un passage obligé si nous souhaitons pouvoir compter à l'avenir sur ce précieux bien commun qu’est la forêt.» Pour elles, «la communauté internationale doit de toute urgence reconnaître universellement les aménités de nos forêts et mettre en œuvre les mécanismes visant à trouver les moyens adaptés à la rémunération de ces services non marchands rendus par la forêt.» (1) Aquitaine, Emilie Romagne (Italie), Aragon (Espagne), Toscane (Italie), Euskadi (Espagne). D’autres régions ont d’ores et déjà donné leur accord pour adhérer à cette association: Land de Hesse (Allemagne), Auvergne, Pas de Calais, Champagne Ardenne, Lorraine, Franche-Comté.
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