Édition du 16  juillet 2012


Imprimer Imprimer

Le Conseil constitutionnel censure une disposition du code de l'environnement relative aux installations classées

Saisi le 17 avril 2012 par le Conseil d'État, d'une question prioritaire de constitutionnalité posée par l'association France Nature Environnement, le Conseil constitutionnel a déclaré non conforme à la Constitution la dernière phrase du premier alinéa de l'article L. 512-5 du code de l'environnement dans sa rédaction résultant du 2° du I de l'article 97 de la loi du 17 mai 2011 de simplification et d'amélioration de la qualité du droit (1). Il a toutefois, a reporté au 1er janvier 2013 la date d'abrogation de ces dispositions, car celle-ci aurait créé un «vide-juridique».
L'article L. 512-5 du code de l'environnement est relatif aux installations classées pour la protection de l'environnement soumises à autorisation. Il habilite le ministre chargé des installations classées à fixer par arrêté les règles générales et prescriptions techniques applicables à ces installations. Les projets de règles et prescriptions techniques font préalablement l'objet d'une publication, éventuellement par voie électronique, avant leur transmission pour avis au Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques.
Or, l'article 7 de la Charte de l'environnement pose le «droit pour toute personne, dans les conditions et limites définies par la loi, de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement». L’association France Nature Environnement soutenait que la dernière phrase du premier alinéa de l'article L. 512-5 du code de l'environnement ne respectait pas cet article 7 de la Charte de l'environnement.
Le Conseil constitutionnel a relevé que « ni l'article L. 512-5 ni aucune autre disposition législative n'assurent la mise en œuvre du principe de participation du public à l'élaboration des décisions publiques en cause ». Le Conseil a «notamment relevé qu'alors que les dispositions de l'article L. 120-1 du code de l'environnement s'appliquent sauf disposition particulière relative à la participation du public, le législateur, en adoptant la dernière phrase du premier alinéa de l'article L. 512-5 du code de l'environnement contestée, a entendu introduire de telles dispositions particulières applicables aux installations classées soumises à autorisation ». Par suite, «les projets de règles et prescriptions techniques applicables à ces installations ne peuvent en tout état de cause être regardés comme étant soumis aux dispositions de l'article L. 120-1».
(1) Décision n° 2012-262 QPC du 13 juillet 2012
Pour accéder à la décision, utiliser le lien ci-dessous.

Liens complémentaires :
www.legifrance.gouv.fr
Édition du 16  juillet 2012 image
Journal Officiel

Journal Officiel du 14  juillet 2012

  • Ministère de l'agriculture et de l'alimentation

    Arrêté du 5 juillet 2012 portant fixation du barème indicatif de la valeur vénale moyenne des terres agricoles en 2011


     

  • Conseil constitutionnel

    Décision n° 2012-262 QPC du 13 juillet 2012 (Projets de règles et prescriptions techniques applicables aux installations classées pour la protection de l'environnement soumises à autorisation)


     

Abonnez-vous
à la newsletter

Quotidien   Hebdomadaire
Rechercher par dossiers
Retrouvez tous les articles depuis 2002 classés par rubriques

Organisation, Gestion Communale

Finances et fiscalités locales

Territoires

Environnement, développement durable

Urbanisme, Habitat, Logement

Action sociale, Emploi, Santé

Education jeunesse

Culture, Sports et loisirs

Europe International

Etat, Administration centrale, Elections

Juridique

Rechercher par calendrier
Retrouvez une édition par date :
Maires de France

Découvrez en exclusivité quelques articles du numéro d'avril

Loi Elan : décryptage du volet littoral

 


Pour vous abonner www.amf.asso.fr