Édition du jeudi 18 janvier 2007
François Baroin fait le point sur la situation des collectivités françaises du Pacifique
Le ministre de l’Outre-mer, François Baroin, a présenté hier en conseil des ministres une communication relative à la situation des collectivités françaises du Pacifique.
Alors que la zone du Pacifique sud est «agitée par des conflits non résolus, comme récemment à Fidji, les collectivités françaises sont considérées par les États riverains comme des îlots de stabilité, de démocratie et de prospérité. Elles ont été citées en exemple par les États du Forum des îles du Pacifique lors de leur accession, en tant que membres associés, à cette organisation régionale en octobre dernier», a précisé François Baroin.
La France s’est engagée dans un «processus d’intégration des trois collectivités dans leur environnement régional en s’attachant en particulier à développer une politique de coopération et à lancer des initiatives notamment dans le domaine du développement durable et de la prise en charge des risques naturels majeurs, qui sont appréciées des petits États insulaires.»
La Nouvelle-Calédonie «vit toujours une phase active de la mise en œuvre de l’Accord de Nouméa qui repose sur la recherche permanente du consensus, afin de refonder le lien social et de construire un destin commun. La révision constitutionnelle en cours concernant les modalités d’application d’un corps électoral restreint aux élections des représentants au congrès et aux assemblées de province en est une application concrète. De même l’État veille au respect des engagements pris en matière de rééquilibrage économique et de développement durable au travers en particulier de la mise en œuvre des projets miniers dans le respect des règles environnementales.»
En Polynésie française, le gouvernement accompagne un territoire doté d’un statut d’autonomie et qui dispose d’une compétence générale pour définir sa stratégie de développement au sein de la République.
«Respectueux de cette autonomie, l’État est le garant impartial du fonctionnement des institutions, du respect de la règle de droit et de la sécurité. La solidarité nationale s’exprime pleinement dans cette collectivité confrontée à de lourds défis (territoire immense et morcelé, absence de ressources propres, population jeune, etc.). L’État continuera à accompagner les politiques de développement économique, d’éducation, de santé et de solidarité.»
Dans les Iles Wallis et Futuna, le territoire le plus isolé et le plus éloigné de la métropole, «l’État et les responsables locaux doivent répondre aux attentes d’une jeunesse qui représente plus de la moitié de la population. La solidarité nationale s’exprimera dans le cadre d’un nouveau contrat de développement qui permettra notamment de poursuivre les efforts entrepris en matière d’infrastructures et d’équipements publics afin de favoriser le développement économique et l’emploi.»</script
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