Édition du 13  juillet 2010


Imprimer Imprimer

Selon une étude de la DREES, il existe «un écart significatif (…) entre le fonctionnement réel des crèches, et les attentes ou intentions du corps politique et social »

Selon une enquête sur les modes de garde réalisée en 2007 en France, la majorité (63%) des enfants de moins de trois ans sont gardés à titre principal par leurs parents, 18% par une assistante maternelle et 10% seulement dans une structure collective. C‘est ce que rappelle une étude réalisée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du ministère de la Santé qui analyse «la gestion de l’offre d’accueil des jeunes enfants, l’organisation, les métiers et le personnel employé dans les établissements d’accueil collectif» (1). L’étude s’appuie sur une enquête qualitative menée auprès de quinze structures d’accueil et des services responsables de la petite enfance dans les municipalités où elles sont situées. «Les politiques de la petite enfance se construisent à partir de l’assemblage plus ou moins maîtrisé d’une offre d’initiative municipale, des acteurs associatifs et privés venant la compléter ou la précéder», précise l’enquête qui a observé que les critères d’attribution des places sont relativement proches dans toutes les structures municipales enquêtées: zone urbaine, zone rurale, très grande ville, petite ville… Les critères reposent sur «le lieu de résidence, la date d’inscription, la caractéristique de la demande (jours, horaires), l’activité des parents, la fratrie déjà accueillie dans la structure, le handicap et la monoparentalité». Quant au personnel de ces crèches, «trois fonctions se distinguent: la directrice, l’intervenante auprès des enfants (sous diverses appellations: assistant petite enfance, agent de crèche, auxiliaire de puériculture) et l’éducatrice de jeunes enfants (EJE); éventuellement quatre (fonctions) lorsqu’il y a une adjointe à la directrice» (obligatoire dans les crèches de plus de 60 places). Les intervenantes, «pour la plupart auxiliaires de puériculture ou titulaires d’un CAP petite enfance, constituent le cœur des métiers de l’accueil collectif des jeunes enfants». L’éducatrice de jeune enfant occupe un entre-deux professionnel relativement inconfortable, la fonction éducative restant modeste dans les crèches. Enfin, le bon état de santé des enfants accueillis limite la mission sanitaire des crèches. Selon les auteurs de l’étude, qui s’appuient sur «les constats et les analyses tirés des entretiens et observations dans les crèches», «il semble qu’un écart significatif existe entre le fonctionnement réel des crèches, ce qu’on y fait, et les attentes ou intentions du corps politique et social concernant les dispositifs d’accueil collectif de la petite enfance». (1) "Etudes et résultats" n° 732, juillet 2010. Pour accéder à l’étude, utiliser le lien ci-dessous.

Liens complémentaires :
www.sante-sports.gouv.fr
Édition du 13  juillet 2010 image
Journal Officiel

Journal Officiel du 13  juillet 2010

  • Lois et décrets

    LOI n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement


     

  •  
Abonnez-vous
à la newsletter

Quotidien   Hebdomadaire
Rechercher par dossiers
Retrouvez tous les articles depuis 2002 classés par rubriques

Organisation, Gestion Communale

Finances et fiscalités locales

Territoires

Environnement, développement durable

Urbanisme, Habitat, Logement

Action sociale, Emploi, Santé

Education jeunesse

Culture, Sports et loisirs

Europe International

Etat, Administration centrale, Elections

Juridique

Rechercher par calendrier
Retrouvez une édition par date :
Maires de France

Découvrez en exclusivité quelques articles du numéro de juillet-août :

Les principaux enseignements des élections législatives
Finances locales : des incertitudes planent sur les chantiers du gouvernement
Transports. La métropole lilloise expérimente le "péage positif"
PRATIQUE. Organiser la deuxième vie des déchets de chantier

 


Pour vous abonner www.amf.asso.fr