Édition du 30  juillet 2002


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Les 300 000 contrats-jeunes ne se substituent pas aux 150 000 emplois-jeunes

Le ministre des Affaires sociales François Fillon a promis la création de 300 000 contrats-jeunes en entreprises, pour les moins de 22 ans sans qualification, dans le cadre d'un projet de loi présenté ce mardi à l'Assemblée nationale. "On espère qu'on va pouvoir remettre au travail 300 000 jeunes. C'est un pari. Je pense que le contrat est suffisamment attractif pour que cela fonctionne", a-t-il déclaré hier soir sur France 2. Son projet de loi prévoit notamment qu'en échange du SMIC et d'un contrat à durée indéterminée les entreprises privées mais aussi les associations – qui pouvaient jusqu’ici, comme les collectivités locales, avoir recours aux emplois-jeunes - soient totalement exonérées des charges sociales pendant deux ans. Evoquant le coût de la mesure, le ministre a estimé que cela coûterait "six fois moins cher" que les emplois-jeunes créés par son prédécesseur, Martine Aubry, ancienne ministre socialiste du gouvernement de Lionel Jospin. Selon lui, les 300 000 contrats-jeunes coûteront environ 600 millions d'euros contre trois milliards d'euros dépensés, en année pleine, pour les 350 000 emplois-jeunes. Pour François Fillon, le contrat-jeune est "quelque chose de très simple. Il n'y a pas de charges. C'est un contrat à durée indéterminée qui est un vrai contrat, un vrai salaire". "On ne peut pas se satisfaire des solutions mises en place par le gouvernement précédent", a-t-il estimé, considérant qu'il "faut être très humble face à cette grande difficulté de notre société". "Il y a 30% de jeunes sans qualification qui sont au chômage. C'est un vrai cancer pour une société que sa jeunesse commence son entrée dans la vie avec des années et des années de galère", a-t-il déploré. Quant à l’avenir des quelque 150 000 emplois-jeunes, le ministre avait précisé, lors de son audition par la Commission des affaires sociales, que le présent dispositif ne se substituait pas à ce programme. Mais soulignant les limites du programme «nouveaux services-emplois jeunes», notamment en matière de coût budgétaire, de ciblage des publics et d'incertitude quant à l'insertion, il avait fait part de son souci d'organiser la sortie progressive de ce dispositif. Il avait toutefois jugé nécessaire de maintenir un soutien spécifique pour une partie des emplois-jeunes du secteur éducatif et pour ceux du secteur associatif. Il a indiqué, en outre, que les quotas budgétaires pour 2002 étant d'ores et déjà atteints pour ce programme, il avait donné des instructions à ses services à effet de ne plus conclure de nouvelles conventions.c=http://www.clickbnr.
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