Édition du 26  septembre 2002


Imprimer Imprimer

100 000 contrats emploi-solidarité (CES) et près de 52 000 emplois-jeunes supprimés en 2003

Le gouvernement va supprimer 51 900 emplois-jeunes, dont 20 000 à l'Education nationale, et 100 000 contrats emploi-solidarité (CES) dans le cadre du budget 2003, a-t-on appris mercredi auprès du ministère des Affaires sociales et du travail. Ces deux décisions, qui concernent des emplois publics, sont prises au profit du "secteur marchand", c'est-à-dire des entreprises privées. Le gouvernement veut notamment privilégier la mise en place du contrat "jeune en entreprise" créé par la loi du 29 août 2002, dispositif visant à permettre l'embauche de jeunes de 16 à 22 ans en contrat à durée indéterminée (CDI), contre une aide et des allègements de charges aux entreprises concernées. Le nombre d'emplois-jeunes, tous secteurs publics confondus (associations, collectivités locales, établissements d'enseignement et ministères), passera de 213 300 à 161 400 entre 2002 et 2003, soit 51 900 postes qui ne seront pas renouvelés. A l'Education nationale, le nombre d'emplois-jeunes passe de 57 000 à 37 000. Dans le secteur associatif ou les collectivités locales, leur nombre passera de 139 000 actuellement à 108 600 en 2003, soit 30 400 postes qui ne seront pas renouvelés. Les ministères de l'Intérieur et de la Justice, prioritaires avec la Défense et les Affaires étrangères, sont mieux lotis. Pour la Justice, leur nombre reste inchangé tandis qu'au ministère de l'Intérieur 1 500 emplois-jeunes seront supprimés, passant de 15 500 en 2002 à 14 000 en 2003. Le ministère des Affaires sociales explique que la décision de ne pas renouveler les emplois-jeunes "découle de la volonté du gouvernement de privilégier les aides à l'emploi marchand", c'est-à-dire aux entreprises privées, "et celles qui bénéficient aux publics les plus en difficulté". Selon le ministère, "les emplois-jeunes, au contraire, ont souvent touché des jeunes relativement bien formés, qui se sont ainsi trouvés dans une situation n'offrant pas de véritable débouché". En ce qui concerne les CES, leur nombre devrait passer de 260 000 à 160 000 entre 2002 et 2003. Ils permettent à des jeunes en difficulté d'insertion de bénéficier d'un emploi dans le secteur public, associatif par exemple. En contrepartie, l'employeur reçoit un financement représentant l'essentiel de la rémunération mensuelle versée aux jeunes bénéficiant du contrat. Si le gouvernement limite le nombre de fonctionnaires non renouvelés à 1 745, il rogne très largement sur d'autres catégories d'emplois dans le secteur public.c=h
Édition du 26  septembre 2002 image
Journal Officiel

Journal Officiel du 26  septembre 2002

  • Recrutement de rédacteurs territoriaux


     

  •  
Abonnez-vous
à la newsletter

Quotidien   Hebdomadaire
Rechercher par dossiers
Retrouvez tous les articles depuis 2002 classés par rubriques

Organisation, Gestion Communale

Finances et fiscalités locales

Territoires

Environnement, développement durable

Urbanisme, Habitat, Logement

Action sociale, Emploi, Santé

Education jeunesse

Culture, Sports et loisirs

Europe International

Etat, Administration centrale, Elections

Juridique

Rechercher par calendrier
Retrouvez une édition par date :
Maires de France

Découvrez en exclusivité quelques articles du numéro de septembre :

Elus locaux. Fin du cumul des mandats : la prime au local
Petite enfance : l'AMF rappelle ses priorités
TERRITOIRES. Attirer des médecins, un défi pour les collectivités
VIE LOCALE. La gendarmerie teste les brigades territoriales de contact

 


Pour vous abonner www.amf.asso.fr