Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux
Édition du jeudi 5 juillet 2001
Emploi

Deux phases depuis 1990 : reflux de l'emploi dans la plupart des régions sauf le Sud et le Sud-Est, puis période favorable à l'embauche sur l'ensemble du territoire

Depuis 1990, selon le recensement de 1999, toutes les régions, sauf l'Île-de-France, ont bénéficié de la forte croissance des emplois de professions intermédiaires (services administratifs, commerciaux et techniques des entreprises : +93 000 personnes par an) et d'employés (+ 82 000). Le Nord et l'Est affichent des rythmes de croissance de l'emploi total supérieurs à la moyenne nationale. Pour les professions intermédiaires, la croissance est nettement plus faible pour les départements situés dans le quart nord-est de l'Hexagone ; pour les employés, les services aux particuliers (+ 47 000) et les emplois publics (+30 000) ont eu un rôle prépondérant. Le Languedoc-Roussillon (+2,6) et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) (+2,3) arrivent en tête, devant le Nord-Ouest, le Pas-de-Calais et la Seine-et-Marne, tandis que cette catégorie reste stable en Île-de-France. L'emploi ouvrier régresse (-73 000 par an) partout sauf dans l'Ouest, où le nombre des cadres augmente le plus, précise l'INSEE. La diminution des effectifs ouvriers est en revanche très sensible dans les trois régions méditerranéennes et plus encore en Île-de-France, qui a toutefois continué de gagner des emplois d'encadrement. Il n'y reste plus que 16,6% d'emplois ouvriers, contre 27,9% en province. De leur côté, certaines régions, comme celles de la couronne du Bassin parisien et de l'Est, à l'exception de l'Alsace, n'ont pas créé assez de postes d'encadrement pour compenser les pertes. A l'inverse, le nombre des emplois non agricoles de tous niveaux de qualification augmente dans les régions de l'Ouest et à un moindre degré du Sud-Ouest. Dans ces dernières, ce sont les effectifs ''tertiaires'', cadres et employés qui progressent le plus. L'emploi chez les artisans, commerçants et chefs d'entreprise recule en revanche, sauf dans l'Est, de même que l'emploi agricole (-42 000 par an), en particulier dans l'Ouest, le Bassin parisien et le Sud-Ouest. On note par ailleurs un tassement de la croissance de l'emploi des cadres supérieurs qui, si elle reste forte (+46000 emplois par an), est deux fois moindre qu'entre 1982 et 1990, période couverte par le précédent recensement. La progression la plus forte est constatée dans la plupart des départements du Nord-Ouest, de la couronne parisienne et dans certains départements tels que la Haute-Garonne ou l'Hérault. La Bretagne (+2,8%) et la Franche-Comté (+2,7%) obtiennent les meilleurs résultats. L'INSEE souligne que la France métropolitaine a connu deux phases conjoncturelles entre 1990 et 1999 : un reflux de l'emploi dans la plupart des régions, sauf celles du Sud et du Sud-Est, puis une période favorable à l'embauche qui a bénéficié pratiquement à l'ensemble du territoire. c

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