Édition du 9 octobre 2003


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Les sociétés d'économie mixte (SEM) estiment que la décentralisation leur ouvrira de nouveaux secteurs

Les élus chargés des sociétés d'économie mixte (SEM), réunis en congrès à Nantes, espèrent que la décentralisation ouvrira de nouveaux secteurs à cette formule, dans laquelle les collectivités sont majoritaires aux côtés de partenaires privés. Quelque 200 nouvelles SEM pourraient éclore notamment dans les secteurs de la santé, des aéroports ou encore des réseaux électroniques à haut débit, selon Albert Mahé, président de la Fédération des SEM. Près de 1 200 SEM existent en France. Le chiffre stagne en raison des regroupements de collectivités qui aboutissent à des fusions de SEM existantes. Les SEM emploient au total 66 400 personnes et réalisent un chiffre d'affaires de 13 milliards d'euros. Pour l'essentiel, elles ont trait à l'immobilier, au tourisme et aux déplacements. Moins de quarante interviennent aujourd'hui dans la construction d'hôpitaux ou encore la gestion de maisons de retraite. Mais la crise actuelle du système de santé et la ferveur décentralisatrice du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin dopent l'ambition de la Fédération des SEM. D'autant que le plan Hôpital 2007 prévoit l'injection de 10,2 milliards d'euros dans les établissements. Les hôpitaux sont vieillissants - près de sept sur dix auraient besoin d'être réhabilités, selon une étude officielle -, et les cliniques privées faiblement rentables. "L'apport d'une structure à dominante publique, garante de l'intérêt général et capable de regrouper public et privé, semble indispensable", ce que la loi ne permet pas encore, a-t-on répété mercredi à Nantes. "Trop d'élus, dans les villes moyennes, en sont réduits à regarder vivoter deux structures de soins sans que la pérennité d'aucune des deux ne soit assurée", a expliqué l'ancien sénateur Charles Descours, chargé de la santé à la fédération. Les SEM seraient le moyen le plus simple, selon lui, de mettre en commun les moyens techniques d'établissements de statuts différents. L'objectif peut être de conserver un "maillage de proximité". Il peut aussi consister, comme à Metz, à mieux articuler l'offre de soins au profit des patients entre un grand centre hospitalier et des cliniques privées. Pour les aéroports, le projet de loi de décentralisation prévoit que l'Etat transfère aux collectivités les quelque cent sites qu'il possède, et que les chambres de commerce et d'industrie gèrent pour l'instant. "L'aéroport touche à l'environnement et à l'espace urbain, les communes sont les mieux placées pour les gérer", explique Bernard Garandeau. "Toutefois", précise cet élu de Mérignac (Gironde), "ces équipements qui ont une vocation commerciale ont intérêt à bénéficier d'une gestion privée au quotidien". Les futures SEM aéroportuaires, si elles voient le jour, pourraient aussi aider à résoudre les rivalités désastreuses entre voisins tels que les aéroports de Périgueux et de Bergerac ou ceux de Tarbes et de Pau.<
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Journal Officiel du 9 octobre 2003

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